Baise-Livres
25Nov/110

Gary Victor, extrêmes et ambiguïtés

Depuis le jour où mes yeux ont sillonné les dernières lignes de Saison de porcs, Gary Victor figure parmi mes auteurs pref', aux côtés de Chrétien de Troyes et de l'énergumène dont l'esprit tordu a produit Le Haut Livre du Graal. Moment jubilatoire s'il en est, j'ai eu l'occasion d'interviewer l'auteur le plus lu d'Haïti lors de son bref passage à Montréal. Voici le résultat !

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Qui plus est, si vous souhaitez découvrir d'autres auteurs des éditions Mémoire d'encrier, je vous invite à regarder ce vidéo tourné lors d'une soirée de lectures publiques, de rencontres et de dédicaces organisée à la librairie Le Port de Tête quelques jours avant le Salon du Livre de Montréal.

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3Mar/110

Partout, la poésie

Camille Allard, l'instigatrice du projet[1]

 

La poésie est partout, croit Camille Allard. Dans les livres, évidemment, chez Miron, évidemment, mais on peut aussi la capter, croit-elle, dans le quotidien. Dans chaque moment, il y a matière à découvrir de la beauté, des atmosphères particulières. La poésie se retrouve dans les bibliothèques et les librairies, mais aussi dans le béton, dans la musique, dans les disputes à trois heures du matin avec les amis, dans les ongles rongés, dans l’angoisse et dans l’exaltation, dans le vol des oiseaux et dans la pinte de lait achetée à quatre heure de l’aprem, coin Hochelaga et Joliette. Partout.

C’est de cette idée qu’ont émergé les célébrations qu’organise mademoiselle Allard, nommées N’oublie pas ta poésie. Dans l’étroitesse somme toute conviviale du Touski, n’importe qui peut lire, chanter, danser à micro-ouvert. C’est dissipé, un peu brouillon, mais tout fonctionne : la poésie est là, et le public, bigarré, aussi. Nombreux sont ceux qui se sont déplacés le 25 février pour assister aux mises en textes des jeunes participants, qui ont lu autant de poèmes personnels que d’autres, empruntés pour la bonne cause. Des instants comme autant de rappels à ne jamais oublier de saisir l'ineffable des choses. Cela fonctionne, cela nous transporte et nous atteint juste là où il faut et nous donne envie de dire, « à la prochaine fois, Camille ».

Une partie du public

 

N’oublie pas ta poésie, chaque mois, au Touski, 1361, Ontario Est.

Dates des prochaines soirées à venir.


[1] Toutes les photos de ce billet ont été prises par Joseph Elfassi et ne peuvent être reproduites qu’avec sa permission.